Italie:La dérive xénophobe
Le choix par le gouvernement Berlusconi de la "tolérance zéro" avec l'introduction du "délit d'immirgation clandestine" suivie du fichage des petits Romanichels a déclenché ou confirmé une vague xénophobe sans précédent dansl a population italienne rapport Marcelle Padovani, la correspondante du nouvel observateur .
Des camps entiers de Roms sont mis en feu par des Italiens, notamment près de Naples à Ponticelli. Des magasins sont brûlés , notamment dans la capitale italienne.
Des camps de baraques (les baraccati) existent au nombre de 85 à Rome, et des pierres sont lancées sur ces camps.
Il ya des manifestations d'intolérance , une jeune roumaine, Johanna Hotea a été empêchée de motner dans un bus de la Ville éternelle parce qu'on considérait qu' "ici il n'y a pas de place pour les Romanichels". Des inscriptions injurieuses apparaissent sur les murs des villes "Basta Rom!" , "Rumeni Fuori" (les Roumains dehors!).
Des décret dans certaines villes (comme à Citadella) instaure un plafond de revenu et la nécessité d'un "logement décent" pour avoir droit de résidence (ce qui empêche les Roms, qui ont une culture nomade à s'installer s'ils le souhaitent).
Un conseiller communal de Trévise invoque des "méthodes de SS contre les immigrés qui dérangent" .
Attention, comprenez moi bien, je ne généralise absolument pas, je ne dis pas que tous les citoyens italiens sont xénophobes ni quoi que ce soit de ce type .
Cependant un réel problème existe avec les institutions et les gouvernements.
La leçon de l'Histoire est elle que l'homme ne retient jamais de leçon de l'Histoire?
Il semblerait. On fait peur aux populations, on exacerbe leurs désirs de pogroms.
Les Roms sont le mal incarné. On doit se protéger.
Cette politique avantage largement la droite qui joue sur le tableau "sécuritaire".
C'est scandaleux que les gens se fassent encore avoir, surtout qu'on oublie de rappeler les chiffres essentielles aux Italiens: il n'y a que 140.000 Roms en Italie, soit 0,2% de la population, contre 1,7% en Espagne .
Les Roms sont ils un problème?! Peut on d'ailleurs décréter qu'un peuple entier, une ethnie soit un problème?
N'est ce pas démagogue? Ce genre d'idées une fois introduit dans l'esprit y reste insidieusement pour longtemps, parfois même sur plusieurs générations... Et le gouvernement est content, cela leur permet de gagner des voix...