Lois darcos...

Publié le par Le Pfss

C'est plus qu'une banale loi, un banal budget voté... Car les suppressions de postes -énormes- ( plus de 11.000 en un an , 85.000 d'ici les quatre prochaines années) ne sont qu'un aspect .
C'est effectivement scandaleux, car on ne peut escompter une amélioration des "résultats" scolaires avec moins dep rofesseurs.C'est tout simplement de la logique pure, pas besoin d'être de gauche pour comprendre cela.
Un nombre très important de professeurs en moins, et certes un peu moins d'élève. Cela aura pour conséquence des classes beaucoup plus chargées (et elles le sont déjà... Dans ma classe nous étions presque 35, ma petite soeur qui a huit ans était avec 27 autres camarades, et l'année prochaine, cela sera 29 autres camarades...Alorsq u'à mon époque , à son âge, nous n'étions qu'entre 20 et 24 -et souvent plus près de 20 que de 24-)... On apprend beaucoup moins bien, c'estu n fait.
Dès l'année prochaine, il y aura de plus en plus de classes "dédoublées" (des CM1 travaillant avec des CE2 etc...)
Mais au delà de ces problèmes (plus qu'évident) c'est un problème bien plus grave.
Le problème qu'on pouvait soulever en apprenant tant de suppressiosn de postes et de dédoublement de classe est le suivant: "L'Ecole pourra-t-elle continuer à transmettre le savoir aux élèves, à TOUS les élèves"
Malheureusement, la question qui se posera sera plutôt la suivante: "L'école aura-t-elle pour rôle celui  de l' Ecole républicaine que l'on connait, celui de transmettre le savoir à tous les élève, sans distinctions?".
Pourquoi? Car il y a d'autres facettes, autres que les suppressions de postes.
On axera les connaissances sur le français et les mathématiques (10h par semaine pour les mathématiques) et il n'y aura en effet que presque plus de sciences ou d'histoire géographie (03h00 officiellement mais en réalité seulement deux car dans les trois heures sont compris les récréations, le temps de s'installer en classe etc...).
Ainsi donc, on balaiera la culture générale, et les connaissances historiques et donc le raisonnement historique (l'histoire géographie estl am atière qui se rapproche le plus de la politique, et les personnes douées en histoire géographie comprennent générallement mieux les enjeux politiques...).
Dans le dernier rapport remis au président(remis dans l'année) pour l'inciter à changer les choses on disait (et c'est la première fois qu'on le dit si explicitement dans un rapport , noir sur blanc) que de toutes façons, les élèves provenant des quartiers populaires étaient incapable de comprendre la culture, l'histoire géographie etq u'il ne fallait donc pas s'encombrer de ces heures là qui étaient des heures perdues (en un mot, donner de la culture et du raisonnement politique à "tout le monde" , c'est donner des perles aux pourceaux).

Je ne commenterai même pas cette partie du rapport, ce serait accepter l'ignobilité. Maisl es conséquences seront inimaginables: Les personnes venant de milieux "favorisés" pourront largement continuer à s'enrichir culturellement tandis que les autres n'accéderont pas à la culture.
On retournerait au système féodal, où les fils de riches étaient riches et cultivés eta vaient le pouvoir et où les fils de paysans devenaient paysans à leur tour.
Certes c'est un peu schématique mais cela y ressemble.
De même, enlever l'histoire géographie c'est enlever la matière qui se rapproche le plus de la politique.
On devient beaucoup plus facile à être manipulé, et on a moins conscience de ce qu'il se passe, de toutes les ignomini que peut faire un gouvernement ,on ne lutte plus (ou peu), les Etats fascistes pullullent...

Le livre d'Orwell La ferme des animaux  reflète absolument cela: il y a une caste supérieur qui a le savoir (et qui le transmet à ses enfants, qui sont les seuls à détenir le savoir puisque l'école est presque inexistante) et grâce à cela le pouvoir et qui en abuse. Il y a les "masses populaires" qui obéissent et qui triment, qui ceux presque heureux de trimer parce qu'on leur a appris à être heureux de trimer, et lorsque des décisions ne plait pas à la masse (parce que, parfois, par "instinct" , la masse se rend compte que ce qu'il se passe n'est pas normal, qu'il y a abu et injustice) , la masse est incapable d'exprimer ses idées, parce qu'on ne lui a pas appris à raisonenr. Elle sent par moment que ce n'est pas normal, mais ne dit rien , parce qu'elle ne sait pas s'exprimer, et qu'elle ne sait même pas raisonner, dans sa tête, tout est flou.
C'estl e grand danger. Autrefois, lorsque je lisais ce genre de livre, je le lisais presque comme un roman de science fiction, je me disais "Quel horreur! " puis je vaquais à mes occupations. Malheureusement, j'ai peur ... Je me dis que peut être que dans quelques années, je lirai ce livre et me dirai "Quel belle métaphore pour parler de notre société actuelle. Quel visionnaire a été Orwell, un demi siècle plus tôt!"
Il ne faut pas que cela devienne ainsi. Nous pouvons lutter, luttons!
C'était une mise en garde d'Orwell, bougeons AVANT que cela ne devienne réalité!

On travaillera beaucoup moins sur l'individuel, sur le raisonnement, beaucoup plus sur le par coeur, sur les résultats... De même, l'éducation civique s'appelera désormais "instruction civique et morale" .
INSTRUCTION civique! On instruit un soldat, quant à un enfant...
Je garde un très bon souvenir de mes cours d' "EDUCATION " civique. On raisonnait, et on ne nous apprenait rien, c'était les élèves qui, au terme d'une discussion (aiguillée intelligemment et discrètement par mon institutrice del 'époque), concluaient "Il faut aider la vieille dame à traverser" .
Ce sera totalemetn différement désormais, on dira aux enfants "tu DOIS aider la vieille dame à traverser" ... Un peu à la manière des Etats totalitaires soviétiques ou allemands du siècle passé.
Je doute des performances de cette méthode, l'enfant est beaucoup plus enclin à faire ceq u'il pense avoir trouver lui même ou avec ses camarades que ce qu'il y a écrit dans son manuel...
On apprendra également de nombreuses maximes par coeur, sans les comprendre ou souvent en les comprenant mal, de nombreux chercheurs dans l'éducation et sociologues s'insurgent à l'idée de cette nouvelle éducation promise...
On alourdira également les programmes, on fera moins d'heure...
On ditq ue ce sera pour mettre en place des "heures de soutient" mais c'est une mauvaise idée car ces heures seront apparement àdes heures très mal placés (le matin, une demie heure plus tôt que les autres ou le soir, il faudra à ses élèves là partir  une heure plus tard...Or on sait à quel point les journées sont lourdes. La solution serait plutôt de travailler moins dans la journée, mais de travailler plus longtemps dans l'année avec moins de vacances, mais enfin...).  
Dans le cas où l'on ne bougerait pas, cela pourrait tendre à une privatisation de l'éducation, car en détériorant la qualité de l'éducation, non seulement les classes politiques auront un plus grand pouvoir, evidemment une véritable oligarchie dirigeante se créera mais surtout, lorsque l'on proposera de privatiser ce service public, les gens diront "pourquoi pas? C'est assez mauvais, le privé ne fera certainement pas pire..." et l'on se retrouvera avec quelque chose de beaucoup plus cher et de beaucoup moins bien (un peu ce qu'il s'est passé en Inde avec le service de santé qui étati génial, puis on a fait exprès de le détériorer pour le privatiser, aujourd'hui c'est très couteux et la qualité n'est pas au rendez vous... ), de la même manière que l'on a fait avec la poste. Autrefois c'était une agence très bonne, très performante, avec deux services par jour. Aujourdh'ui le courrier n'est distribué qu'une fois, et  bien souvent des pertes de colis et de lettres ont lieu; On peut également remarquer que les gens attendent longtemps lorsqu'ils se déplacent au bureau de poste du fait de l'affluence et de l'insuffisance d'employé du bureau de poste. Il n'en était rien avant, mais on parle désormais de privatiser la poste car "le service n'est pas bon" et les gens acquiesent, pensant que cela irait mieux si privatisation...

Il faut lutter, il en est encore tant! Les parents d'élèves veulent lutter, les professeurs aussi... A la rentrée scolaire , apparement ça va bouger, il faut que tout le monde bouge, qu'importe la catégorie professionnelle à laquelle on appartient! On ne laissera pas venir à nous les horreurs qu'engendrent le néolibéralisme, l'Education est un bien public, donc qui appartient à tous, et nous sommes tous concernés par l'Education, nous DEVONS décider de ce que nous allons faire de l'éducation de France! L'histoire, ce sont des gens comme vous et moi qui l'écrivent, par leurs petites actions. la lutte sera longue mais on y arrivera! Car nous défendons les bons intérets...

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J
Merci pour ce texte explicatif.<br /> Lorsque ça bougera, tu sauras où me trouver...
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L
Hormis les fautes, le texte est très intéressant, je te remercie pour ce bel article. Il est très beau.
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