L'Union Européenne veut encadrer la semaine de travail de 48h...

Publié le par Le Pfss

Eh bien, oui mes amis. Tous les pays de l'Union Européenne ont trouvé un accord visant à  "resserrer" les salariés à travailler plus de 48h par semaine, et en redéfinissant "les temps de gardes" de diverses professions afin d'échapper au courrou de la justice européenne (selon http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20080610.OBS7786/lue_veut_encadrer_la_semaine_de_travail_de_48h.html ... Ils font de l'humeur dès 08h30 du matin... Comme si la justice européenne voulait intervenir...)
Vladimir Spidla,commissaire européen aux affaires socialesa commenté la nouvelle de telle sorte  "c'est un compromis qui fait sens, qui représente un net progrès social" ... Cependant la durée maximale du travail pourra atteindre 65 heures pour des employésacceptant (même sous pression administrative) de déroger aux "48h" (comme si cen 'était pas suffisant...). Ces mêmes plafonds pourront être dépassés en cas de convention politique (72H?).
 D'où la satisfaction de Londres lundi qui a parlé "d'un bon accord".
Cette révision introduit en outre pour la première fois la définition de "périodes de garde inactives", qui pourront ne plus être comptabilisées comme du temps de travai ( "La proposition de directive modifie la définition du temps de travail en introduisant la notion de "période inactive de garde", c’est-à-dire une période pendant laquelle le travailleur est présent sur son lieu de travail et à la disposition de son employeur "sans exercer son activité ou ses fonctions". Cette période, qui rappelle les heures d’équivalence, serait exclue du temps de travail, en parfaite contradiction avec la jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés Européennes (Cjce) et avec la notion de temps de travail en France ! " dixit la CGT et l'UGICT)
Cinq pays -- l'Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre-- se sont abstenus sur les propositions sur le temps de travail, les critiquant vivement et appelant à un arbitrage musclé du Parlement.
Au cours d'une séance publique au petit matin, la représentante de l'Espagne a déploré le fait que la dérogation à la semaine hebdomadaire de 48 heures ne soit pas limitée dans le temps, "une marche arrière".
"Ce n'est pas une avancée sociale", a également jugé la ministre belge de l'Emploi Joëlle Milquet.
La France a pour sa part poussé pour un compromis acceptable à l'approche de sa présidence de l'UE qui démarre le 1er juillet.
C'est bien beau n'est ce pas? Cinq pays " n'approuve pas" , mais ne votent même pas contre. Et la ministre belge de l'emploi, qu'a t elle fait pour empeché cela, à part tenter de plaire à l'électorat?
Quant à l'attitude de la France, je n'en parle même pas... Je n'ai pas de temps à perdre à commenter ce genre de chose, chacun saura quoi en penser (En effet, que penser d'un gouvernement qui accepterai tout parce que dans un mois, il sera à la tête de l'institution?).

"L'heure est clairement à la relance de l'Europe sociale", a souligne le ministre français du travail Xavier Bertrand, en notant que les accords trouvés offrent "plus de garanties pour les travailleurs".

Maintenant, bosser plus longtemps est une relance du social. Quelqu'un a t il un dictionnaire à lui céder? Cela offririat également plus de garanties pour les travailleurs. TIens donc. Mais qu'on se s'inquiète pas, il ap ris soin de préciser que ces texte ne changeraient pas la sitaution en france. 
La nouvelle période "inactive" des temps de garde, sans être du travail effectif, ne sera pas comptabilisée comme du temps de repos, a-t-il stipulé. Gloire à Xavier Bertand donc, le magicien réussissant ce joli tour de passe passe! Et il réussit même à nous assurer que tout sera pour le mieux!
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