Le "surhumain", Nietzsche
Dans son livre "ecce homo", c'est ainsi que Nietsche commente le mot "Surhumain": "Le mot Surhumain , qui sert à désigner un type de réussite suprême, à l'opposé des "hommes modernes", des hommes "bons", des chrétiens et autres nihilistes -mot qui,dans al bouche d'un Zarathoustra , du destructeur de la morale, devient un mot qui donne beaucoup à réfléchir-, le "surhumain" a été compris presque partout en tout innocence comme le synonyme des valeur dont la figure de Zarathoustra constitue l'antithèse,à savoir comme type idéaliste d'une espèce supérieure d'hommes, à moitié "saint", à moitié"génie"...un autre bétail, celui des bêtes à cornes érudites, m'a de son côté suspecté de darwinisme; ona même reconnu dans ce cmotle "culte des héros" que j'ai pourtant si méchamment rejeté, ce culte prôné apr Carlyle, ce grand faux monnayeur malgré lui."
On comprendra donc aisémentq ue les interprétations dérivées du mot "Surhumain" (comme l'interpretation nazie qu'avait faite Hitler) sont de pures et simples impostures idéologiques.
Dans le livre ainsi parlait Zarathoustra, ainsi parlait-il:
***
"Je vous enseigne le Surhumain. L'homme n'existe que pour être dépassé. Qu'avez vous fait pour le dépasser?
Jusqu'à présent, tous les êtres ont créé quelque chose qui les dépasse, et vous voudriez être le reflux de cette grande marée et retourner à la bête plutôt que de dépasser l'homme? Le singe , qu'est il pour l'homme? Dérision ou honte douloureuse. Tel sera l'homme pour le Surhumain: dérision ou honte douloureuse.
Vous avez fait le chemin qui va du ver à l'homme, et vous avez encore beaucoup du ver en vous. Jadis vous avez été singes, et même à présent l'homme est plus singe qu'aucun singe.
Même le plus sage d'entre vous n'est encore qu'un être hybride et disparate, mi plante, mi fantôme. Vous ai-je dit de devenir fantômes ou plantes?
Voici, je vous enseigne le Surhumain.
Le Surhumain est le sens de la terre. Que votre vouloir dise: Puisse le surhumain devenir le sens de la terre!
Je vous en conjure, ô mes frères, demeurez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d'espérence supra-terrestres. Sciemment ou non, ce sont des empoisonneurs. Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds, des intoxiqués dont la terre est lasse: qu'ils périssent donc!
Blasphémer Dieu était jadis le pire des blasphèmes, mais Dieu est mort et morts avec lui ces blasphémateurs. Désormais, le crime le plus affreux, c'est de blasphémer la terre et d'accorder plus de prix aux entrailles de l'insondable qu'au sens del a terre. Jadis l'âme jetait sur le corps un regard de mépris; et rien n'était estimé plus haut que ce mépris. Elle le voulait maigre, hideux, famélique. Elle pensait ainsi échappper à ce corps et à la terre.
Cette âme elle même, oh! qu'elle était encore maigre, hideuse et famélique! Et cette âme trouvait sa volupté à être cruelle!
Mais vous, mes frères, dites moi: votre corps, que révèle t il de votre âme? Votre âme n'est elle pas misère fange et pitoyable suffisance?
En vérité, l'homme est un torrent bourbeux. Il faut être la mer à tout le moins pour absorber en soi un torrent bourbeux sans en être sali.
Voici je vous enseigne le Surhumain. Il est cette mer, votre grand mépris ira se perdre en lui.
Quel peut être le pluis grand événement de votre vie? C'est l'heure du grand mépris. L'heure où vous prendrez en dégoût votre bonheur lui même, et votre raison et votre vertu.
L'heure où vous vous direz "Qu'importe mon bonheur! Il n'est que misère , fange et pitoyage suffisance. Or mon bonheur devrait être une justification de l'existence."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma raison! A-t-elle faim de savoir, comme le lion a faim de pâture? Elle n'est que misère, fange et pitoyable suffisance."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma vertu? Elle ne m'a pas encore rendu fou. Que je suis las de mon bien et de mon mal! Tout cela n'est que misère, fange et pitoyable suffisance."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma justice! Il ne me semble pas que je sois encore tout feu tout flamme. Or le juste est tout feu, tout flamme."
L'heure où vous vous direz "Qu'importe ma piété! La pitié n'est elle pas la croix où l'on cloue celui qui aime les hommes? Or ma pitié ne m'a pas crucifié."
Vous êtes vous déjà dit ces chsoes? Avez vous déjà poussé ce cri? Hélas! Que ne vous ai-je entendu crier ainsi!
Ce n'est pas votre péché, c'est votre plate satisfaction qui crie au ciel; c'est votre parcimonie, même dans le péché, qui crie au ciel.
Où est l'éclair qui vous léchera de sa flamme? Où est la folie contre laquelle il faudra vous faire inoculer?
Voici, je vous enseigne le Surhumain. Il est cet éclair, il est cette folie.
(...)
L'homme est une corde tendu entre la bête et le Surhumain, une corde au dessus d'un abîme.
Danger de franchir l'abîme, danger de suivre cette route, danger de regarder arrière, danger d'être saisi d'effroi de s'arrêter court!
La grandeur de l'Homme, c'estq u'il est un pont et non un terme; ce qu'on peut aimer chez l'Homme, c'estq u'il est transition et perdition.
J'aime ceux qui ne savent vivre qu'à condition de périr, car en périssant ils se dépassent.
J'aime ceux qu'emplit un grand mépris, car ils portent en eux le respect suprême, ils sont les flèches du désir tendu vers l'autre rive.
J'aime ceux qui n'ont pas besoin de chercher par-delà les étoiles une raison de périr et de se sacrifier, mais qui s'immolent à la terre, afin que la terre soit un jour l'empire du Surhumain.
j'aime celui qui ne vit que pour savoir, et qu iveut savoir afin de permettre un jour que le Surhumain vive. C'est ainsi qu'à sa façon, il veut sa propre perte.
J'aime celui qui oeuvre et invente afin de bâtir un jour au Surhumain sa demerue et d'aménager pour sa venue la terre, l'animal et la plante; c'est ainsi qu'à sa façon il veut sa propre perte.
J'aime celui qui aime sa vertu; car la vertu est volonté de périr et flèche de l'infini désir.
J'aime celui qui ne met pas en réserve la moindre goutte de son esprit, mais qui est la quintessence de sa propre vertu; c'est à l'état d'esprit quintessencié qu'il franchira le pont.
J'aime celui qui fait de sa vertu son penchant et sa fatalité; c'est ainsi que pour l'amour de sa vertu il veut à la foi vivre encore etn e plus vivre.
J'aime celui qui ne veut point avoir trop de vertus. Une vertu c'est plus de vertu que deux, c'est un noeud plus fort où s'accroche le destin.
J'aime celui dont l'âme en sa prodigalité refuse toute gratitude, et ne rend jamais rien; car il donne sans cesse et ne réserve rien pour soi.
J'aime celui qui est saisi de honte quand les dés tombent en sa faveur et qui se demande alors "Suis-je un tricheur?" Car sa volonté est de périr.
J'aime celui qui par avancej ustifie les hommes futurs et délivre ceux du passé; car sa volonté est de périr par ceux d'aujourd'hui.
J'aime celui qui châtie son Dieu parceq u'il aime son Dieu, car il périra de la colère de son Dieu.
J'aime celui dont l'âme est profonde jusque dans ses blessures et qui peut mourir de quelque incident futile; car c'est volontiers qu'il franchit le pont.
J'aime celui dont l'âme est débordante au point qu'il perd conscience de soi même et porte toute chsoes en lui; ainsi c'est la totalité des choses qui cause sa perte.
J'aime celui qui est libre de coeur et d'esprit; sa tête sert tout au plus d'entrailles à son coeur et c'est son coeur qui le pousse à périr. J'aime tous ceux qui sont semblables à ces lourdes gouttes qui tombent une à une du nuage noir suspendu au dessus des hommes; ils annoncent que l'éclair est proche, ils périssent d'en être les annonciateurs.
Voici, je suis l'annonciateur de la foudre, je suis une lourde goutte tombée de la nue, mais cette foudre c'est le Surhumain.
(...)
Il est temps que l'homme se dixe un but. il est temps que l'homme plante le germe de son espérance suprême. Son sol est encore assez riche pour cela. Mais ce sol, un jour, devenu pauvre et débile, ne pourra plus donner naissance à un grand arbre.
Hélas! le temps approche où l'Homme ne lancera plus par delà l'humanité la flèche de son désir, où la corde de son arc aura désappris de vibrer.
(...)
Hélas! Le temps vient où l'homme deviendra incapable d'enfanter une étoile dansante. Hélas! Ce qui vient c'est l'époque de l'homme méprisable entre tous, qui ne saura même plus se mépriser lui même.
***
Quelle grâce, quelle profondeur! . Sachez interpréter ces phrases, elles sont pures sagesse... Je vous laisse donc méditer ce morceau de sagesse.
On comprendra donc aisémentq ue les interprétations dérivées du mot "Surhumain" (comme l'interpretation nazie qu'avait faite Hitler) sont de pures et simples impostures idéologiques.
Dans le livre ainsi parlait Zarathoustra, ainsi parlait-il:
***
"Je vous enseigne le Surhumain. L'homme n'existe que pour être dépassé. Qu'avez vous fait pour le dépasser?
Jusqu'à présent, tous les êtres ont créé quelque chose qui les dépasse, et vous voudriez être le reflux de cette grande marée et retourner à la bête plutôt que de dépasser l'homme? Le singe , qu'est il pour l'homme? Dérision ou honte douloureuse. Tel sera l'homme pour le Surhumain: dérision ou honte douloureuse.
Vous avez fait le chemin qui va du ver à l'homme, et vous avez encore beaucoup du ver en vous. Jadis vous avez été singes, et même à présent l'homme est plus singe qu'aucun singe.
Même le plus sage d'entre vous n'est encore qu'un être hybride et disparate, mi plante, mi fantôme. Vous ai-je dit de devenir fantômes ou plantes?
Voici, je vous enseigne le Surhumain.
Le Surhumain est le sens de la terre. Que votre vouloir dise: Puisse le surhumain devenir le sens de la terre!
Je vous en conjure, ô mes frères, demeurez fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d'espérence supra-terrestres. Sciemment ou non, ce sont des empoisonneurs. Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds, des intoxiqués dont la terre est lasse: qu'ils périssent donc!
Blasphémer Dieu était jadis le pire des blasphèmes, mais Dieu est mort et morts avec lui ces blasphémateurs. Désormais, le crime le plus affreux, c'est de blasphémer la terre et d'accorder plus de prix aux entrailles de l'insondable qu'au sens del a terre. Jadis l'âme jetait sur le corps un regard de mépris; et rien n'était estimé plus haut que ce mépris. Elle le voulait maigre, hideux, famélique. Elle pensait ainsi échappper à ce corps et à la terre.
Cette âme elle même, oh! qu'elle était encore maigre, hideuse et famélique! Et cette âme trouvait sa volupté à être cruelle!
Mais vous, mes frères, dites moi: votre corps, que révèle t il de votre âme? Votre âme n'est elle pas misère fange et pitoyable suffisance?
En vérité, l'homme est un torrent bourbeux. Il faut être la mer à tout le moins pour absorber en soi un torrent bourbeux sans en être sali.
Voici je vous enseigne le Surhumain. Il est cette mer, votre grand mépris ira se perdre en lui.
Quel peut être le pluis grand événement de votre vie? C'est l'heure du grand mépris. L'heure où vous prendrez en dégoût votre bonheur lui même, et votre raison et votre vertu.
L'heure où vous vous direz "Qu'importe mon bonheur! Il n'est que misère , fange et pitoyage suffisance. Or mon bonheur devrait être une justification de l'existence."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma raison! A-t-elle faim de savoir, comme le lion a faim de pâture? Elle n'est que misère, fange et pitoyable suffisance."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma vertu? Elle ne m'a pas encore rendu fou. Que je suis las de mon bien et de mon mal! Tout cela n'est que misère, fange et pitoyable suffisance."
L'heure où vous vous direz: "Qu'importe ma justice! Il ne me semble pas que je sois encore tout feu tout flamme. Or le juste est tout feu, tout flamme."
L'heure où vous vous direz "Qu'importe ma piété! La pitié n'est elle pas la croix où l'on cloue celui qui aime les hommes? Or ma pitié ne m'a pas crucifié."
Vous êtes vous déjà dit ces chsoes? Avez vous déjà poussé ce cri? Hélas! Que ne vous ai-je entendu crier ainsi!
Ce n'est pas votre péché, c'est votre plate satisfaction qui crie au ciel; c'est votre parcimonie, même dans le péché, qui crie au ciel.
Où est l'éclair qui vous léchera de sa flamme? Où est la folie contre laquelle il faudra vous faire inoculer?
Voici, je vous enseigne le Surhumain. Il est cet éclair, il est cette folie.
(...)
L'homme est une corde tendu entre la bête et le Surhumain, une corde au dessus d'un abîme.
Danger de franchir l'abîme, danger de suivre cette route, danger de regarder arrière, danger d'être saisi d'effroi de s'arrêter court!
La grandeur de l'Homme, c'estq u'il est un pont et non un terme; ce qu'on peut aimer chez l'Homme, c'estq u'il est transition et perdition.
J'aime ceux qui ne savent vivre qu'à condition de périr, car en périssant ils se dépassent.
J'aime ceux qu'emplit un grand mépris, car ils portent en eux le respect suprême, ils sont les flèches du désir tendu vers l'autre rive.
J'aime ceux qui n'ont pas besoin de chercher par-delà les étoiles une raison de périr et de se sacrifier, mais qui s'immolent à la terre, afin que la terre soit un jour l'empire du Surhumain.
j'aime celui qui ne vit que pour savoir, et qu iveut savoir afin de permettre un jour que le Surhumain vive. C'est ainsi qu'à sa façon, il veut sa propre perte.
J'aime celui qui oeuvre et invente afin de bâtir un jour au Surhumain sa demerue et d'aménager pour sa venue la terre, l'animal et la plante; c'est ainsi qu'à sa façon il veut sa propre perte.
J'aime celui qui aime sa vertu; car la vertu est volonté de périr et flèche de l'infini désir.
J'aime celui qui ne met pas en réserve la moindre goutte de son esprit, mais qui est la quintessence de sa propre vertu; c'est à l'état d'esprit quintessencié qu'il franchira le pont.
J'aime celui qui fait de sa vertu son penchant et sa fatalité; c'est ainsi que pour l'amour de sa vertu il veut à la foi vivre encore etn e plus vivre.
J'aime celui qui ne veut point avoir trop de vertus. Une vertu c'est plus de vertu que deux, c'est un noeud plus fort où s'accroche le destin.
J'aime celui dont l'âme en sa prodigalité refuse toute gratitude, et ne rend jamais rien; car il donne sans cesse et ne réserve rien pour soi.
J'aime celui qui est saisi de honte quand les dés tombent en sa faveur et qui se demande alors "Suis-je un tricheur?" Car sa volonté est de périr.
J'aime celui qui par avancej ustifie les hommes futurs et délivre ceux du passé; car sa volonté est de périr par ceux d'aujourd'hui.
J'aime celui qui châtie son Dieu parceq u'il aime son Dieu, car il périra de la colère de son Dieu.
J'aime celui dont l'âme est profonde jusque dans ses blessures et qui peut mourir de quelque incident futile; car c'est volontiers qu'il franchit le pont.
J'aime celui dont l'âme est débordante au point qu'il perd conscience de soi même et porte toute chsoes en lui; ainsi c'est la totalité des choses qui cause sa perte.
J'aime celui qui est libre de coeur et d'esprit; sa tête sert tout au plus d'entrailles à son coeur et c'est son coeur qui le pousse à périr. J'aime tous ceux qui sont semblables à ces lourdes gouttes qui tombent une à une du nuage noir suspendu au dessus des hommes; ils annoncent que l'éclair est proche, ils périssent d'en être les annonciateurs.
Voici, je suis l'annonciateur de la foudre, je suis une lourde goutte tombée de la nue, mais cette foudre c'est le Surhumain.
(...)
Il est temps que l'homme se dixe un but. il est temps que l'homme plante le germe de son espérance suprême. Son sol est encore assez riche pour cela. Mais ce sol, un jour, devenu pauvre et débile, ne pourra plus donner naissance à un grand arbre.
Hélas! le temps approche où l'Homme ne lancera plus par delà l'humanité la flèche de son désir, où la corde de son arc aura désappris de vibrer.
(...)
Hélas! Le temps vient où l'homme deviendra incapable d'enfanter une étoile dansante. Hélas! Ce qui vient c'est l'époque de l'homme méprisable entre tous, qui ne saura même plus se mépriser lui même.
***
Quelle grâce, quelle profondeur! . Sachez interpréter ces phrases, elles sont pures sagesse... Je vous laisse donc méditer ce morceau de sagesse.
Publicité