Article sans titre
Novembre 2007: les syndicats lancent des appels de manifestations contre la loi dite "Pécresse" (LRU)==> loi sur l'autonomie des universités; votée en juillet dernier (en même tant que le bouclier fiscal etc...).
Le lycée Maurice Ravel se mobilise, demande au proviseur la seule grande salle de cinéma du lycée, la salle de cinéma pour la tenue d'Assemblée Générale (AG) visant à décider (à voter) les actions qui auront lieu. Le proviseur , Philippe Guittet (également secrétaire général du plus grand syndicat des proviseurs, le SNPDEN) refuse. Sans argumentation. il renvoit d'un geste de main et d'un vague "on s'en fout, on verra ça plus tard" les élèves qui étaient venus lui présenter cette requête.
L'AG se déroule donc dans la (minuscule) salle de permanence. Il y a du monde, on ne peut pas s'entendre. La salle est remplie, tout le monde est debout, serré. La tenue d'un débat est impossible, on demande rapidement si le lendemain (un mardi, jour de manifestation), le lycée sera bloqué. Le vote est tenu à main levé, le "oui" au blocage est largement majoritaire, par plus de 90% des voix.Le rendez vous est fixé au lendemain entre 07h00 et 07h15 Mais nous n'étions pas nombreux (un peu moins d'une centaine) ce qui pourrait engendrer des polémiques...
Le lendemain, nous ne sommes qu'une vingtaine à être au pied de guerre à 07h15 le matin pour bloquer. Heureusement vers 07h30, nous sommes un peu plus nombreux. Nous bloquons (avec succès). Mais le proviseur est très agressif, il nous bouscule violemment et non seulement refuse de voir son lycée bloqué, mais surtout, refuse de parler cordialement, sur nos raisons à bloquer, sur notre légitimité acquise par un vote et fait impressionnant, il nous reproche le fait qu'il n'y avait pas grand monde dans la salle de permanence compte tenu de la grandeur du lycée (qui accueille entre 1.000 et 1.500 élèves). En un mot, nous n'étions pas représentatif... Mais alors, rétorquions-nous, pourquoi ne nous a-t-il pas laissé la salle de cinéma pour que puissions inviter plus de monde à l'AG(puisque des personnes n'ont pas pu venir dans la salle de permanence parce qu'elle était pleine)? Nous aurions même pu organiser un véritable débat!
Pour toute réponse, des yeux levés au ciel et une bousculade beaucoup plus forte qui fit presque littéralement "voler" un élève. Ce fut le même scénario à chaque blocage (voté à chaque fois par vote dans une AG). Nous nous rendîmes bientôt compte que s'il ne voulait pas nous donner la salle de cinéma, c'était justement pourq ue notre mouvement ne soit pas "légitime" à ses yeux puisqu'il pouvait argumenter que seul 100 personnes venaient aux AG... De plus, chaque fois que nous organisâmes des AG, le proviseur ne nous donna pas l'autorisation d'afficher des affiches visant à mettre les gens au courant et retira toutesl esa ffichesq u'il trouva.
Au final, pour les mois de novembre-décembre, un petit incident fut à remarquer (mis à part les bousculades sans cesse répété, les provocations en tout genre, jusqu'aux insultes... Cela marchait bien au début , et les élèves répondaient mais très rapidement nous apprîmes que ce n'était pas la peine et que c'était rentrer dans son jeu, qu'il ne désirait que ça): Il failli gifler un élève, s'il ne l'a pas fait, c'est simplementq ue l'élève l'a évitée.
Mars-Avril-Mai 2008: Les syndicats lancent des appels de manifestations contre (entre autre) les suppressions de postes de Darcos, ministre de l'éducation.
Le lycée Maurice Ravel se mobilise; n'obtient toujours pas la salle de cinéma et bloque malgré tout.
Nouveaux incidents à déplorer: outre les bousculades incessantes, Philippe Guittet fit tomber une barrière en fer (de travaux) sur une élève, qui ne put l'éviter que grâce à un élève qui fit arrêta la barri-re avec sa main.
Quelques élèves audacieux tentent d'occuper le lycée de nuit. Mais quelle surprise! De nombreux policiers en civils sont tout autour du lycée, et lorsque la bonne cinquantaine d'élève se décide à rentrer dans le lycée ce sont d'innombrable policiers qui surgissent de nul part et de l'intérieur du lycée. L'administration porte plainte contre deux élèves del 'établissement, pour intrusion et pour coups et blessure, bousculade ou que sais je parce que les élèves auraient "bousculé" le proviseur adjoint qui était à la grille d'entrée. Les élèves ne l'ont pourtant pas bousculé (et plusieurs dizaine d'élève étant présent pouvaient témoigner), ils ont simplement couru pour passer dans le lycée et ont en effet effleurer le proviseur adjoint.
Quatre-Cinq élèves apparement ont réussi à entrer dans le lycée, les policiers les ont jetés au sol, ils ont véritablement "roulé" .
Quel est donc ce proviseur qui envoit les flics sur ses propres élèves et qui porte plainte contre eux nous sommes nous dit?!
Lel endemain, un vendredi, les élèves allèrent bloquer le lycée. Aucune manifestation n'était à prévoir pourtant (et le mot d'ordre au lycée Maurice Ravel est générallement "blocage oui, mais seulement les jours de manifestation" ), mais les élèves furent tellement scandalisés qu'ils vinrent tôt, c'était la première qu'on vit autant d'élève le matin. Un parent d'élève vint pour avoir confirmation des événements de la veille, le proviseur répondit " Vous soutenez ces voyous qui tentent d'entrer dans MON établissement? C'est ça hein?" et d'ajouter" Sale gauchiste!" Il venait du fond du coeur je crois bien.
Puis, les vacances ont mis un terme à cette lutte. A la rentrée, le mouvement continue, c'est toujours à peu près la même chose : une cinquantaine de bloqueurs actifs qui sont devant le lycée en première ligne, els autres qui regardent et nous soutiennent de loin et trois personnes dans la journée qui tentent de rentrer (souvent sans succès).
Mais quelques élèves ont parlé dans le journal "l'humanité". Ils expliquent qu'ils veulent lutter mais que le proviseur ne les aide pas et qu'il "pète des cables" selon une élève de seconde. Ca en est trop pour le proviseur, qui convoque trois élèves, les trois seuls de seconde (deux autres élèves ont parlé, ils étaient en première ES et terminale S). Ils tentent de leur mettre la pression ( "vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites...je pourrai porter plainte pour diffamation, c'est vraiment très grave ce que vous avez fait...").
Une élève admet (ou fait semblant d'admettre?) qu'elle a eu tort et qu'elle en est désolé, un autre (qui avait appelé les journalistesd ans le but qu'il "couvre" l'occupation en pensant que s'il y avait des journalistes, il n'y aurait pas d'incident car le proviseur n'aurait rien faire - il était loin de l'idée de penserq u'il irait jusqu'à appeler les policiers!-) dit que l'article n'était pas ceq u'il espérait et qu'il ne cherchati pas à cracher sur le lycée ou sur le proviseur mais que l'article fut relativement baclé et que ce n'était pas l'effet attendu et l'autre élève de seconde a totalement campé sur ses positions et n'a rien laché. Il a été convoqué dans le bureau du proviseur pour se faire remonter les bretelles et il exigea entre autre la salle de cinéma pour la tenue d'AG. Il n'a absolument pas "baisser son froc" et garda son sang froid.
Puis ce furent les vacances. A la rentrée, les luttes s'intensifièrent. Finalement, on obtint la salle de cinéma. Les blocage devinrent de plus en plus fréquent. Les "petits" incidents ne chutèrent pas en nombre, un élève de seconde se pris même un coup de coude dans le ventre par le proviseur.
Jeudi 15 mai: grande manifestation prévue. Et probablement la dernière. Certains lycéens, là encore audacieux jugèrent que comme les syndicats les lachaient (la fidL se retirait, SUD aussi, et l'UNL alalit le faire, ce n'était qu'une question de temps), les manifestations et donc le mouvement allait s'éteindre. Quoi?! On aurait donc lutté pendant un mois, privé de cours de nombreuses personnes, dont des terminalesq ui ont le bac à la fin du mois pour rien? Non mon ami. Dans trois semaines ce sera les vacances. Dans trois semaines, toute cette paisible jeunesse se retrouverait sur la plage de côte d'azur en vacance, le mouvement sera éteint. Le gouvernement n'aura pas cédé. Il aura gagné. Non mon camarade. Nous nous battrons. Avec ou sans syndicats. Ils nous lachent? Eh bien, nous feront des manifestations spontanées! Nous bloqueront nos lycées plus que jamais. On a encore trois semaines pour faire céder le gouvernement. On les utilisera. Alors, les élèves se renseignèrent aurpès des autres lycées: ils feraient quelque chose n'est ce pas? Détrompez vous, mes jeunes amis. Les autres lycées ne font rien , parce que "rien ne bouge" . Mais "si jamais d'autres lycées se bougeraient, alors nous on pourrait éventuellement se bouger...". Il ne fallait pas en dire plus. Le lendemain, vendredi 16 mai 2008, les lycéens bloquèrent le lycée en espérant créer un mouvement indépendant. Les syndicats partaient? Que diable, nous n'avons pasbesoin d'eux! Levons nous et faisons le travail nous même! Et vive une coordination lycéenne! Le lycée voisin, Hélène Boucher (HB), tente également, le matin même, en voyant son voisin Maurice Ravel bouger, de lutter. Malheureusement, ils manquaient de monde. A l'accoutumée, lorsque HB manque de monde, Maurice Ravel se fait un plaisir d'envoyer des renforts et vice versa. Mais ce matin là, Maurice Ravel n'a pu le faire, il avait fort à faire déjà... Trois parents d'élève (pas dans une association, juste des parents) étaient là pour nous empêcher de bloquer. Deux mères tenaient des bloqueurs parl es mains en les empéchant de bouger, etl es élèves tenus de firent rien, car gentleman sont-ils! Un père voulu se battre avec un élève. L'administration et les trois parents d'élèves bougèrent comme jamais, bousculèrent comme jamais. Mais les élèves furent très déterminés. Plus l'administration s'agitait, plus les élèves venaient en masse et n'écoutaient plus les consignes tel que "laissez un passage pour les collégiens" (comme on a l'habitude de le faire, Maurice Ravel étant un collège lycée, on laisse passer les collégiens). Plus de 150 élèves étaient devant le lycée, pour bloquer. Tandis que d'autres nous soutenaient de loin.
Un véritable succès. A 11h00, le blocage fut "laché" . L'après midi, les élèves allèrent en cours, mais quel ne fut pas la surprise de certains, lorsqu'ils apprirentq u'ils n'avaient pas le droit d'aller dans le lycée! Neuf élèves étaient suspendu. Le proviseur avait pris une "mesure conservatoire" , en un mot c'est un décret lui permettant d'empêcher l'accès à l'établissement à des élèves jugés "dangereux" et "pouvant nuir à la sécurité du lycée". Fait interessant, les neuf élèves concernés furent des élèves relativement actifs, des "têtes d'affiches" que beaucoup de lycéens connaissent au moins par réputation puisqu'ils sont toujours présents lors des luttes. Fait remarquable, une élève qui se déclare toujours contre les blocages est dans la "liste noire" et est donc suspendu. Mais elle est relativement connue dans le lycée, surtout pour mener souvent les gens en manifestation. Quel est le but de cette suspension collective me direz vous? Je pense probablement qu'en touchant les neuf, les "tête de listes" il compte faire peur aux 150, c'est un message codé, les 150 élèves auraient pu penser "Merde! regarde X et Y ont été pris! suspendu INDEFINIMENT! ouhla! heuruesment que j'étaisp au premier rang pour bloquer...j'vais arrêter" mais aussi pour mettre al pression aux élèves suspendus. Il a même demandé à une élève de signer un papier qui l'engageait à ne jamais bloquer le lycée.
Scandaleux n'est ce pas? En quoi des élèves qui font un seeting (parce que quasiment tout le monde dans cette liste de neuf a fait un seeting et c'est comme ça qu'ils se sont fait repéré ) sont dangereux edt peuvent nuire à la sécurité de l'éblissement? Vont ils poignarder les autres élèves dès qu 'ils en auront l'occasion?
Le proviseur veut rencontrer les parents de chacun desn euf élèves séparement (probablement pour mettre al pression. Car pourquoi rencontrer séparement les familles pour ensuite "aviser et probablement retirer la mesure conservatoire" si la sanction est une sanction collective?). Une pétition a été lancé, elle a été signée de nombreuses fois, par des professeurs, surveillants, des parents d'élèves et des élèves naturellemetn. Certains élèves contre le blocage ont évidemment signé, et même certains défenseurs des suppressions de poste. Tout le monde a compris le caractère scandaleux, arbitraire et presque totalitaire. On pourrait presque ajouté "puéril" puisque tous les élèves ont entendu le proviseur dire "Vous bloquez? Eh bien, moi aussi je vais vous bloquer!". Et plus d'une fois "C'est moi qui décide ici! c'est moi qui dit qui rentre et qui ne rentre pas!".
On a récolté entre 500 et 600 signatures actuellement. On les lui remettra lundi matin, au moment des premiers rendez vous avec les parents qu'on tentera de transformé en un seul rendez vous collectif.
Samedi matin, plus d'une centaine d'élèves a stationné devant le lycée jusqu'à 08h05 pour protester et être solidaire. Plusieurs dizaine ont également décidé spontanément de sécher leur première heure de cours.
Une élève de terminale qui avait un DST a été autorisé malgré tout exceptionnellement à aller faire son DST car il y a le bac à la fin del 'année, tout comme un élève de seconde qui avait un contrôle de mathématique. Alors ils sont assez dangeureux pourq u'on puisse les suspendre indéfiniment , mais pas assez pour qu'on puisse craindre quelque chose en les laissant entrer faire des DS? Il faudraitq u'on m'explique... En tout cas, ces élèves qui "payent" pour tous sont déterminés à ne pas se laisser faire, ont quasiment tous promis qu'ils ne signeraient aucun engagement. Un nouvel appel a été lancé pour les soutenir lundi 19 mai (demain) à 07h30 puisqu'une délégation sera reçue (et elle pourra ainsi dire "regardez toutes ces personnes qui sont devantle lycée porte ouverte et qui ne veulent pas rentrer de leur propre chef pour soutenir les neuf" ).
Affaire à suivre...
Le lycée Maurice Ravel se mobilise, demande au proviseur la seule grande salle de cinéma du lycée, la salle de cinéma pour la tenue d'Assemblée Générale (AG) visant à décider (à voter) les actions qui auront lieu. Le proviseur , Philippe Guittet (également secrétaire général du plus grand syndicat des proviseurs, le SNPDEN) refuse. Sans argumentation. il renvoit d'un geste de main et d'un vague "on s'en fout, on verra ça plus tard" les élèves qui étaient venus lui présenter cette requête.
L'AG se déroule donc dans la (minuscule) salle de permanence. Il y a du monde, on ne peut pas s'entendre. La salle est remplie, tout le monde est debout, serré. La tenue d'un débat est impossible, on demande rapidement si le lendemain (un mardi, jour de manifestation), le lycée sera bloqué. Le vote est tenu à main levé, le "oui" au blocage est largement majoritaire, par plus de 90% des voix.Le rendez vous est fixé au lendemain entre 07h00 et 07h15 Mais nous n'étions pas nombreux (un peu moins d'une centaine) ce qui pourrait engendrer des polémiques...
Le lendemain, nous ne sommes qu'une vingtaine à être au pied de guerre à 07h15 le matin pour bloquer. Heureusement vers 07h30, nous sommes un peu plus nombreux. Nous bloquons (avec succès). Mais le proviseur est très agressif, il nous bouscule violemment et non seulement refuse de voir son lycée bloqué, mais surtout, refuse de parler cordialement, sur nos raisons à bloquer, sur notre légitimité acquise par un vote et fait impressionnant, il nous reproche le fait qu'il n'y avait pas grand monde dans la salle de permanence compte tenu de la grandeur du lycée (qui accueille entre 1.000 et 1.500 élèves). En un mot, nous n'étions pas représentatif... Mais alors, rétorquions-nous, pourquoi ne nous a-t-il pas laissé la salle de cinéma pour que puissions inviter plus de monde à l'AG(puisque des personnes n'ont pas pu venir dans la salle de permanence parce qu'elle était pleine)? Nous aurions même pu organiser un véritable débat!
Pour toute réponse, des yeux levés au ciel et une bousculade beaucoup plus forte qui fit presque littéralement "voler" un élève. Ce fut le même scénario à chaque blocage (voté à chaque fois par vote dans une AG). Nous nous rendîmes bientôt compte que s'il ne voulait pas nous donner la salle de cinéma, c'était justement pourq ue notre mouvement ne soit pas "légitime" à ses yeux puisqu'il pouvait argumenter que seul 100 personnes venaient aux AG... De plus, chaque fois que nous organisâmes des AG, le proviseur ne nous donna pas l'autorisation d'afficher des affiches visant à mettre les gens au courant et retira toutesl esa ffichesq u'il trouva.
Au final, pour les mois de novembre-décembre, un petit incident fut à remarquer (mis à part les bousculades sans cesse répété, les provocations en tout genre, jusqu'aux insultes... Cela marchait bien au début , et les élèves répondaient mais très rapidement nous apprîmes que ce n'était pas la peine et que c'était rentrer dans son jeu, qu'il ne désirait que ça): Il failli gifler un élève, s'il ne l'a pas fait, c'est simplementq ue l'élève l'a évitée.
Mars-Avril-Mai 2008: Les syndicats lancent des appels de manifestations contre (entre autre) les suppressions de postes de Darcos, ministre de l'éducation.
Le lycée Maurice Ravel se mobilise; n'obtient toujours pas la salle de cinéma et bloque malgré tout.
Nouveaux incidents à déplorer: outre les bousculades incessantes, Philippe Guittet fit tomber une barrière en fer (de travaux) sur une élève, qui ne put l'éviter que grâce à un élève qui fit arrêta la barri-re avec sa main.
Quelques élèves audacieux tentent d'occuper le lycée de nuit. Mais quelle surprise! De nombreux policiers en civils sont tout autour du lycée, et lorsque la bonne cinquantaine d'élève se décide à rentrer dans le lycée ce sont d'innombrable policiers qui surgissent de nul part et de l'intérieur du lycée. L'administration porte plainte contre deux élèves del 'établissement, pour intrusion et pour coups et blessure, bousculade ou que sais je parce que les élèves auraient "bousculé" le proviseur adjoint qui était à la grille d'entrée. Les élèves ne l'ont pourtant pas bousculé (et plusieurs dizaine d'élève étant présent pouvaient témoigner), ils ont simplement couru pour passer dans le lycée et ont en effet effleurer le proviseur adjoint.
Quatre-Cinq élèves apparement ont réussi à entrer dans le lycée, les policiers les ont jetés au sol, ils ont véritablement "roulé" .
Quel est donc ce proviseur qui envoit les flics sur ses propres élèves et qui porte plainte contre eux nous sommes nous dit?!
Lel endemain, un vendredi, les élèves allèrent bloquer le lycée. Aucune manifestation n'était à prévoir pourtant (et le mot d'ordre au lycée Maurice Ravel est générallement "blocage oui, mais seulement les jours de manifestation" ), mais les élèves furent tellement scandalisés qu'ils vinrent tôt, c'était la première qu'on vit autant d'élève le matin. Un parent d'élève vint pour avoir confirmation des événements de la veille, le proviseur répondit " Vous soutenez ces voyous qui tentent d'entrer dans MON établissement? C'est ça hein?" et d'ajouter" Sale gauchiste!" Il venait du fond du coeur je crois bien.
Puis, les vacances ont mis un terme à cette lutte. A la rentrée, le mouvement continue, c'est toujours à peu près la même chose : une cinquantaine de bloqueurs actifs qui sont devant le lycée en première ligne, els autres qui regardent et nous soutiennent de loin et trois personnes dans la journée qui tentent de rentrer (souvent sans succès).
Mais quelques élèves ont parlé dans le journal "l'humanité". Ils expliquent qu'ils veulent lutter mais que le proviseur ne les aide pas et qu'il "pète des cables" selon une élève de seconde. Ca en est trop pour le proviseur, qui convoque trois élèves, les trois seuls de seconde (deux autres élèves ont parlé, ils étaient en première ES et terminale S). Ils tentent de leur mettre la pression ( "vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites...je pourrai porter plainte pour diffamation, c'est vraiment très grave ce que vous avez fait...").
Une élève admet (ou fait semblant d'admettre?) qu'elle a eu tort et qu'elle en est désolé, un autre (qui avait appelé les journalistesd ans le but qu'il "couvre" l'occupation en pensant que s'il y avait des journalistes, il n'y aurait pas d'incident car le proviseur n'aurait rien faire - il était loin de l'idée de penserq u'il irait jusqu'à appeler les policiers!-) dit que l'article n'était pas ceq u'il espérait et qu'il ne cherchati pas à cracher sur le lycée ou sur le proviseur mais que l'article fut relativement baclé et que ce n'était pas l'effet attendu et l'autre élève de seconde a totalement campé sur ses positions et n'a rien laché. Il a été convoqué dans le bureau du proviseur pour se faire remonter les bretelles et il exigea entre autre la salle de cinéma pour la tenue d'AG. Il n'a absolument pas "baisser son froc" et garda son sang froid.
Puis ce furent les vacances. A la rentrée, les luttes s'intensifièrent. Finalement, on obtint la salle de cinéma. Les blocage devinrent de plus en plus fréquent. Les "petits" incidents ne chutèrent pas en nombre, un élève de seconde se pris même un coup de coude dans le ventre par le proviseur.
Jeudi 15 mai: grande manifestation prévue. Et probablement la dernière. Certains lycéens, là encore audacieux jugèrent que comme les syndicats les lachaient (la fidL se retirait, SUD aussi, et l'UNL alalit le faire, ce n'était qu'une question de temps), les manifestations et donc le mouvement allait s'éteindre. Quoi?! On aurait donc lutté pendant un mois, privé de cours de nombreuses personnes, dont des terminalesq ui ont le bac à la fin du mois pour rien? Non mon ami. Dans trois semaines ce sera les vacances. Dans trois semaines, toute cette paisible jeunesse se retrouverait sur la plage de côte d'azur en vacance, le mouvement sera éteint. Le gouvernement n'aura pas cédé. Il aura gagné. Non mon camarade. Nous nous battrons. Avec ou sans syndicats. Ils nous lachent? Eh bien, nous feront des manifestations spontanées! Nous bloqueront nos lycées plus que jamais. On a encore trois semaines pour faire céder le gouvernement. On les utilisera. Alors, les élèves se renseignèrent aurpès des autres lycées: ils feraient quelque chose n'est ce pas? Détrompez vous, mes jeunes amis. Les autres lycées ne font rien , parce que "rien ne bouge" . Mais "si jamais d'autres lycées se bougeraient, alors nous on pourrait éventuellement se bouger...". Il ne fallait pas en dire plus. Le lendemain, vendredi 16 mai 2008, les lycéens bloquèrent le lycée en espérant créer un mouvement indépendant. Les syndicats partaient? Que diable, nous n'avons pasbesoin d'eux! Levons nous et faisons le travail nous même! Et vive une coordination lycéenne! Le lycée voisin, Hélène Boucher (HB), tente également, le matin même, en voyant son voisin Maurice Ravel bouger, de lutter. Malheureusement, ils manquaient de monde. A l'accoutumée, lorsque HB manque de monde, Maurice Ravel se fait un plaisir d'envoyer des renforts et vice versa. Mais ce matin là, Maurice Ravel n'a pu le faire, il avait fort à faire déjà... Trois parents d'élève (pas dans une association, juste des parents) étaient là pour nous empêcher de bloquer. Deux mères tenaient des bloqueurs parl es mains en les empéchant de bouger, etl es élèves tenus de firent rien, car gentleman sont-ils! Un père voulu se battre avec un élève. L'administration et les trois parents d'élèves bougèrent comme jamais, bousculèrent comme jamais. Mais les élèves furent très déterminés. Plus l'administration s'agitait, plus les élèves venaient en masse et n'écoutaient plus les consignes tel que "laissez un passage pour les collégiens" (comme on a l'habitude de le faire, Maurice Ravel étant un collège lycée, on laisse passer les collégiens). Plus de 150 élèves étaient devant le lycée, pour bloquer. Tandis que d'autres nous soutenaient de loin.
Un véritable succès. A 11h00, le blocage fut "laché" . L'après midi, les élèves allèrent en cours, mais quel ne fut pas la surprise de certains, lorsqu'ils apprirentq u'ils n'avaient pas le droit d'aller dans le lycée! Neuf élèves étaient suspendu. Le proviseur avait pris une "mesure conservatoire" , en un mot c'est un décret lui permettant d'empêcher l'accès à l'établissement à des élèves jugés "dangereux" et "pouvant nuir à la sécurité du lycée". Fait interessant, les neuf élèves concernés furent des élèves relativement actifs, des "têtes d'affiches" que beaucoup de lycéens connaissent au moins par réputation puisqu'ils sont toujours présents lors des luttes. Fait remarquable, une élève qui se déclare toujours contre les blocages est dans la "liste noire" et est donc suspendu. Mais elle est relativement connue dans le lycée, surtout pour mener souvent les gens en manifestation. Quel est le but de cette suspension collective me direz vous? Je pense probablement qu'en touchant les neuf, les "tête de listes" il compte faire peur aux 150, c'est un message codé, les 150 élèves auraient pu penser "Merde! regarde X et Y ont été pris! suspendu INDEFINIMENT! ouhla! heuruesment que j'étaisp au premier rang pour bloquer...j'vais arrêter" mais aussi pour mettre al pression aux élèves suspendus. Il a même demandé à une élève de signer un papier qui l'engageait à ne jamais bloquer le lycée.
Scandaleux n'est ce pas? En quoi des élèves qui font un seeting (parce que quasiment tout le monde dans cette liste de neuf a fait un seeting et c'est comme ça qu'ils se sont fait repéré ) sont dangereux edt peuvent nuire à la sécurité de l'éblissement? Vont ils poignarder les autres élèves dès qu 'ils en auront l'occasion?
Le proviseur veut rencontrer les parents de chacun desn euf élèves séparement (probablement pour mettre al pression. Car pourquoi rencontrer séparement les familles pour ensuite "aviser et probablement retirer la mesure conservatoire" si la sanction est une sanction collective?). Une pétition a été lancé, elle a été signée de nombreuses fois, par des professeurs, surveillants, des parents d'élèves et des élèves naturellemetn. Certains élèves contre le blocage ont évidemment signé, et même certains défenseurs des suppressions de poste. Tout le monde a compris le caractère scandaleux, arbitraire et presque totalitaire. On pourrait presque ajouté "puéril" puisque tous les élèves ont entendu le proviseur dire "Vous bloquez? Eh bien, moi aussi je vais vous bloquer!". Et plus d'une fois "C'est moi qui décide ici! c'est moi qui dit qui rentre et qui ne rentre pas!".
On a récolté entre 500 et 600 signatures actuellement. On les lui remettra lundi matin, au moment des premiers rendez vous avec les parents qu'on tentera de transformé en un seul rendez vous collectif.
Samedi matin, plus d'une centaine d'élèves a stationné devant le lycée jusqu'à 08h05 pour protester et être solidaire. Plusieurs dizaine ont également décidé spontanément de sécher leur première heure de cours.
Une élève de terminale qui avait un DST a été autorisé malgré tout exceptionnellement à aller faire son DST car il y a le bac à la fin del 'année, tout comme un élève de seconde qui avait un contrôle de mathématique. Alors ils sont assez dangeureux pourq u'on puisse les suspendre indéfiniment , mais pas assez pour qu'on puisse craindre quelque chose en les laissant entrer faire des DS? Il faudraitq u'on m'explique... En tout cas, ces élèves qui "payent" pour tous sont déterminés à ne pas se laisser faire, ont quasiment tous promis qu'ils ne signeraient aucun engagement. Un nouvel appel a été lancé pour les soutenir lundi 19 mai (demain) à 07h30 puisqu'une délégation sera reçue (et elle pourra ainsi dire "regardez toutes ces personnes qui sont devantle lycée porte ouverte et qui ne veulent pas rentrer de leur propre chef pour soutenir les neuf" ).
Affaire à suivre...
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