La terreur était-elle inévitable?
La Terreur est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression. D’après Michel Peronnet (1931-1998), historien français -spécialiste de la révolution française- il ne faut pas donner au mot terreur une signification excessive, il est employé pour désigner la période pendant laquelle un gouvernement dispose d’un pouvoir de fait sans s’appuyer sur une légitimité constitutionnelle.
La première phase de la terreur va de la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, à la proclamation de la République, le 21 septembre 1792. La seconde période va de l’élimination des députés girondins le 2 juin 1793, à l’arrestation de Robespierre le 27 juillet 1794
Le régime en place avant la terreur se base sur la souveraineté de la nation, le roi ne pourra plus opposer aux décisions de l’Assemblée qu’un droit de veto. C’est une monarchie constitutionnelle. Le roi est cependant « protégé » par le manifeste du duc de Brunswick, commandant des troupes ennemies, sommant les Français de ne pas toucher à leur roi sous peine « d’une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale ». Le roi, ainsi que la plupart des révolutionnaires veulent une guerre en Europe, mais pour des raisons contraires. Le girondin Brissot parle dans une lettre à Servan de « mettre à feu » toute l’Europe. Et le Montagnard Chaumette exprime plus vivement encore les excès presque affectifs de la croisade révolutionnaire « Le terrain qui sépare Paris de Pétersbourg sera bientôt francisé, municipalisé, jacobinisé ». Même si certains s’y oppose, comme la Fayette, que la famille royale a essayé de faire battre aux élections municipales. Elle souhaite la guerre, qu’elle ne peut imaginer que victorieuse. Robespierre était aussi à l’origine contre la guerre, dénonçant les périls du messianisme militaire « personne n’aime les missionnaires armés » et le risque d’un général vainqueur confisquant la liberté.
De fait, la guerre révolutionnaire n’a pas de but défini parce qu’elle plonge ses racines dans la Révolution elle même, et ne peut finir qu’avec elle. La déclaration de Pillnitz va dans ce sens (Léopold II et le roi Frédéric-Guillaume II de Prusse demandaient le rétablissement du roi sur son trône et de ne pas porter atteinte à ses droits. Ils attiraient l’attention de tous les souverains européens et les invitaient à "agir d'urgence au cas où ils seraient prêts". L’empereur Léopold menaça à titre personnel la France d’une guerre. Cette déclaration enthousiasment les émigrés qui y virent le signal d’une prochaine coalition contre la France.
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Une première fois, le 20juin, l’insurrection des Tuileries ne parvient pas à briser la résistance du roi. L’initiative n’est d’ailleurs pas venue ni du groupe des brissotins –girondins-, ni des Jacobins – montagnards-. La journée est organisée par des agitateurs de quartier, dans les faubourgs populaires de l’est et du sud-est de Paris, Saint Antoine et Saint-Marceau. La foule des sans-culottes - révolutionnaires issus de la partie modeste et laborieuse du peuple : la culotte à bas de soie est devenue le signe vestimentaire des aristocrates- fait recevoir de force ses pétitionnaires par l’Assemblée, puis elle envahit le château voisin, où Louis XVI, coincé dans une embrasure, doit boire à la santé du peuple .Mais il ne cède ni sur le ministère qu’il a fait changer récemment (en renvoyant ses ministres girondins pour rappeler les Feuillants - club politique qui groupait modéré et monarchiste constitutionnels) ni sur les décrets.
Mais ce qui a échoué le 20 juin réussit sept semaines plus tard, le 10aout 1792 avec l’aide de la province révolutionnaire. Le caractère distinctif de cet épisode décisif tient en effet à ce que, pour la première fois, les fédérés de province, notamment ceux de Marseille, apportent leur contribution à une « journée parisienne ».Le 10aout 1792 marque le couronnement de toute une agitation patriotique contre la trahison : la France est menacée par l’invasion (les Prussiens sont entrés en guerre en juillet au côté de l’Autriche) et l’Assemblée a déclaré « la Patrie en danger ». C’est sur cette toile de fond que revient et se développe la revendication républicaine, mise en avant par les sections parisiennes et soutenue par les Jacobins. En effet, le grand club parisien, a abandonné depuis l’été précédent la référence à la loi constitutionnelle dans sa lutte contre les Feuillants (donc les royalistes).
En juillet, le club des jacobins préconise l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante, c’est à dire d’une Convention ; donc une seconde Révolution. Robespierre soutient le mouvement en coulisse, avant de lui donner tout son sens le 29 juillet 1792, dans un grand discours abandonnant sa position de « défenseur de la Constitution » (titre d’un journal qu’il avait publié au début de l’Assemblée législative). Ces semaines brûlantes de l ‘été 1792 scellent l’alliance du mouvement populaire parisien et du grand club bourgeois où Robespierre ne domine pas encore absolument mais tend à devenir l’autorité principale. Il n’y a pas de traces écrites de la participation des Jacobins à l’insurrection du 10 août bien que cette participation soit vraisemblable par l’intermédiaire d’un directoire clandestin : la journée est trop marquée par les militants du club pour q u’il n’y ai pas eu concertation. Et les Jacobins se retrouvent aux postes de commande après la chute des Tuileries.
Louis XVI se réfugie avec sa famille à l’Assemblée, juste avant que les Tuileries soient prises d’assaut par les insurgés, ce qui cause une fusillade avec les troupes suisses chargées de les défendre. Mais la royauté, enjeu de la bataille, ne peut survivre à la victoire du peuple : l’Assemblée entourée, investie par les vainqueurs du jour, n’a d’autre choix que suspendre Louis XVI. Conformément à ce qu’avaient demandé dès la fin de juillet les sections parisiennes, les Jacobins et Robespierre plus particulièrement on convoque une nouvelle Constituante, la Convention qui est élue au suffrage universel.
Les brissotins ont tergiversé, pris entre la logique de leur propre politique –ils avaient dénoncé la trahison royal il y a plusieurs mois déjà- et la crainte d’une insurrection qui se fait sans eux –donc contre eux- et sont portés à défendre le trône in extremis, sans le vouloir vraiment.
A la veille de l’insurrection décisive, ils n’ont pas osé inculper le marquis Lafayette, qui fait parti du club des Feuillants. Ce dernier avait paru à l’Assemblée le 28 juin, indigné contre la journée du 20, presque menaçant. Le 7 août, la commission dite « des vingt et un », élue par l’Assemblée pour servir d’exécutif suppléant et présidée par Condorcet avait voté sa mise en accusation. Mais le lendemain, l’Assemblée –majoritairement girondine- avait refusé de la suivre, les amis de Brissot et de Vergniaud votant avec les Feuillants. La Fayette passe au Luxembourg et tombera aux mains des Autrichiens le 19août.
Les députés n’ont finalement suspendu Louis XVI que sous la pression des piques.
Le 10 août 1792 illustre une scène de démocratie directe qui intervient contre la représentation., de pouvoir de la rue (qui avait sauvé la constituante , a condamné la Législative). Il s’agit de prononcer dans la rue la fin de la royauté , donc celle de la Constitution, donc de la dissolution de l’Assemblée législative. Les feuillants voulaient terminer la Révolution. Il faut au contraire la recommencer.
La révolution, remarque Furet , devient « le théatre du dilemme de la représentation démocratique exploré par Rousseau. Dans un grand pays, la démocratie directe à l’antique est impossible ; et comment éviter, sans elle, l’usurpation de la souveraineté du peuple par les députés ? ».
Furet remarque aussi que la « seconde révolution » a pour équipes dirigeantes des gens de lettres sans notoriété comme Brissot Marat ou Desmoulins. Les ex nobles y sont devenus rares, les notables qui ont fait une carrière d’Ancien Régime moins nombreux. Cependant, tous les principaux acteurs de la période qui s’ouvre ne sont pas des marginaux et des aigris. Ni Vergiaud ni Robespierre n’ont raté leurs vies avant 1789, tout comme Condorcet, membre de l’Académie des Sciences à vingt-cinq ans. Cette période de seconde révolution est dominé par un formidable investissement dans l’extremisme politique qui constitue l’air du temps, où excellent les démagogues comme Marat. Tous ces hommes ont également en commun de n’avoir pas joué (pour la plupart) un rôle de premier plan en 1789.
La période qui suit le 10 août et qui précède la réunion de la Convention (21 septembre) est marquée par une dualité de pouvoir : le pouvoir légal de la législative qui n’a plus q u’un mois à vivre, est balancé par la dictature urbaine d’une commune insurrectionnelle née du 10 août. La pression constante du mouvement parisien force l’Assemblée à avaliser une politique qui préfigure la Terreur. Les Comités de surveillance des sections multiplient perquisitions, réquisitions de blé, arrestations de suspect ; les députés nomment un Conseil exécutif de six membres pour remplacer le roi emprisonné, instituent un tribunal d’exception, aggravent les peines contre le clergé réfractaire . Au Conseil exécutif que les Girondins pensaient contrôler par l’intermédiaire de leur trois anciens ministres nommés, Clavière , Servan et Roland, le personnage principal est Danton.
Mais ni l’assemblée, ni le Conseil exécutif ni même Danton, qui est la grande voix de l’été, ne parviennent à canaliser et encore moins à contrôler la pression insurrectionnelle, qu’amplifient au contraire les mauvaises nouvelles des frontières ( chute de Longwy et de Verdun –pris par les Prusses-). Le peuple pense que s’il y a une défaite, c’est dû à une trahison dans l’armée, que les prisonniers organisaient les armées étrangères contre la France. Par conséquent il faut une punition. Qui ne tardera pas à venir, avec les massacres organisés qui sont perpétrés dans les prisons parisiennes entre le 2 et le 5 septembre et dans d’autres prisons du 2 au 7(Orléans, Meaux ou Reims, sans toutefois que ces exactions prennent en province la même ampleur que dans la capitale..) C’est un des épisodes les plus sombres de la Révolution française. Les historiens ne s’accordent pas sur les motivations qui ont poussé des hommes à commettre ces actes meurtriers. Il y a mille à quinze cents victimes, la plupart prisonniers de droit commun. Les massacres commencent avec l’égorgement de vingt-trois prêtres réfractaires à la prison de l'Abbaye par des fédérés marseillais et bretons.
Ministre de la justice, Danton s’est tu, les girondins sont paralysés par la crainte, Robespierre déjà a accusé Brissot de trahison. Le jour même où se constitue la Convention (20 septembre), Valmy sauve la France de l ‘invasion : triomphe psychologique et politique, puisque l’armée des volontaires a tenu devant les meilleurs soldats de l’époque. La convention, qui se réunit le 21 septembre a donc été élue dans des conditions qui n’ont rien à voir avec celles d’un scrutin libre dans des circonstances paisibles, tel que les démocraties modernes en donnent le spectacle. C’est l’avénement du suffrage universel dans notre histoire mai seuls les militants révolutionnaires osent paraître aux assemblées. Tout le monde réclament la déchéance de Louis XVI.
Lorsque le député de Paris, Jean-Marie Collot d'Herbois proposa l'abolition de la royauté, il ne rencontra guère de résistance. Tout au plus Claude Basire, ami de Danton, s'efforça-t-il de tempérer l'enthousiasme en recommandant une discussion. Mais l'abbé Henri Grégoire, l'évêque constitutionnel de Blois lui répondit vertement : « Qu'est-il besoin de discuter quand tout le monde est d'accord ? »
Jean-François Ducos affirma que toute explication serait bien inutile « après les lumières répandues le 10 août ».
Cette argumentation sommaire servit de débat. La décision fut prise à l'unanimité. La République était née.
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Michelet dit que la fin de 1792 marque le début du retrait de l’opinion, où le peuple est « rentré chez lui » , c’est la peur qui a commencé à régner.
La monarchie est morte, mais les députés girondins voudraient le roi, lui épargner la peine capitale, à tout le moins l’exécution. Après avoir été les grands instigateurs de la guerre avec l’Europe, les ennemis de la Cour, Brissot, Vergniaud et leurs amis sont devenus des modérés : Non qu’ils soient devenus royalistes, comme vont l’en accuser inévitablement leurs adversaires. Mais ils craignent Paris et l’extrémisme révolutionnaires parisien. Les souvenirs de l’été sont une de leurs obsessions : la dictature de la Commune insurrectionnelle, les massacres des prisons restés impunis donc excusés, et la passion de la foule qui continue d’intervenir dans les débats de l’Assemblée. Ils sont sans véritable force politique : détestés à droite, haïs à gauche, pris entre deux feux, reculant dans ce qu’ils ont entrepris.
Le 23 février 1793, la Convention décide la levée en masse : Dans tous les villages, on tire on sort des célibataires ou veufs de 18 à 25 ans pour atteindre trois cent mille hommes, puisqu’il n’y avait plus assez de volontaire pour partir au front. Des émeutes se sont fait sentir (Rouen, Amiens et Montargis…) ainsi qu’une grande révolte vendéenne, d’abord sous la forme d’une jacquerie classique, puis avant de prendre la forme d'un mouvement contre-révolutionnaire. On réprime ce mouvement dans le sang, . En 1796, le général Hoche, évalue les conséquences humaines de cette guerre à 380 000 morts pour l'ensemble de l'Ouest.
Plusieurs mesures sont prises pour rétablir la situation militaire de la République et éviter un coup d’État : des représentants en mission sont envoyés pour inspecter les armées et surveiller les généraux. Cette surveillance aboutit à des exécutions de généraux jugés trop tièdes ou traîtres : en 1793, 11 d’entre eux sont exécutés comme Philippe de Custine, 31 en 1794.Ces généraux sont remplacés par de jeunes officiers sortis du rang et fidèles à la République. Ils mettent en pratique la stratégie offensive décidée par le Comité de salut public. Ensuite, les étrangers sont bannis de l’armée car ils sont considérés comme suspects.
en juin 1793, les 27 députés Girondins, accusés de "tiédeur républicaine", furent envoyés à la guillotine. Seuls quelques rescapés réussirent à échapper au massacre.
Le 10 octobre 1793 est proclamé le gouvernement révolutionnaire : la constitution de 1793 n’est pas appliquée et les libertés sont suspendues en attendant le retour à l’ordre et à la paix. Le pouvoir est concentré et centralisé dans un souci d’efficacité.
Puis vient la phase de la « grande terreur », bien que celle inaugurée en 1793 semble porter ses fruits : les manifestations fédéralistes sont matées, les Vendéens sont écrasés, les attaques de la coalition sont repoussées. Mais il faut toujours « exterminer ses ennemis » selon Couthon , et il veut développer une nouvelle classe de petits propriétaires. Aussi les décrets de ventôse décident la confiscation des biens des ennemis de la République qui sont distribués aux patriotes indigents. Une liste d’indigents est constitué par les autorités locales. Le 17 avril 1794 (loi du 27 germinal) un décret ordonne la suppression des tribunaux populaires en province, tous les suspects doivent passer devant le tribunal révolutionnaire de Paris (sauf dans le Nord et le vaucluse où les commissions révolutionnaires sont maintenues). Enfin, la loi du 22prairial An II (10 juin 1794) simplifie les procédures et supprime l’avocat, c’est ce qui instaure la « grande Terreur ». La sentence est rendue selon l’intime conviction morale des juges et des jurés, désormais il n’existe que deux issues aux procès : l’acquittement ou la peine de mort.
Pour le seul mois de juin 1794, on procède à 2 000 exécutions à Paris
Au début de Thermidor (fin juillet) on compte 8000 suspects dans les prisons
Depuis le printemps 1794, en effet, des dissensions naissent au sein du gouvernement révolutionnaire. Le Comité de sûreté générale est ulcéré par la création du bureau de police générale, par le Comité de salut public, qui empiète sur ses fonctions
Ne croyant pas à la sincérité de ses adversaires, l’Incorruptible décide d’en appeler à la Convention : c’est le discours du 8 thermidor, qui, bien qu’applaudi dans un premier temps, ne convainc pas l’Assemblée. Il demande la punition des traîtres le renouvellement des bureaux du Comité de sûreté générale, l’épuration de ce Comité lui-même, subordonné au Comité de salut public, l’épuration du Comité de salut public lui-même, l’établissement d’une réelle « unité du gouvernement sous l’autorité suprême de la Convention nationale, qui est le centre et le juge », et la fin des factions au sein de la Convention. Le soir, Robespierre relit son discours aux Jacobins, où il est vivement applaudi.
Le 9 thermidor (27juillet 1794), une coalition hétéroclite -composée entre autre par des membres du Comité de salut public- obtient la chute de Robespierre, puis son exécution.
On compte en additionnant les deux périodes de terreur, près de 50.000 exécution.
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On peut donc dire que la première terreur était inéluctable, la guerre l’étant (traité de Pillnitz), la république allait naître, la monarchie gisait ; Des contres-révolutionnaires étaient dans le pays, il fallait à tout prix sauvegarder le travail effectué ces dernières années sans quoi, la monarchie allait faire son retour. Et outre le régime politique de la France qui était en jeu, le territoire français aussi était en jeu, et au nom de la lutte extérieur, il ne fallait y avoir aucune dissidence intérieure.
Mais la seconde terreur n’a pas pour objectif de sauvegarder la révolution ou de se protéger des envahisseurs étrangers –voulant remettre la royauté au pouvoir-, elle a pour objectif de protéger la république jacobine , de laisser les jacobins au pouvoir puisque les condamnés ne sont plus seulement les royalistes, mais aussi les ennemis de ce gouvernement là et de la Convention nationale (jacobine) comme nous le montre l’article six de la loi du prairial (« Sont réputés ennemis du peuple, ceux qui auront provoqué le rétablissement de la royauté, ou cherché à avilir ou à dissoudre la Convention nationale et le gouvernement révolutionnaire et républicain »). « l’épuration » de l’assemblée en massacrant les girondins montrent bien qu’il ne s’agit plus de sauvegarder la république révolutionnaire mais la république jacobine et qu’on n’ élimine plus les royalistes menaçant la révolution mais des rivaux. Robespierre est attaqué par sa gauche et sa droite. Il fait guillotiner les enragés (les sans culottes) qui voudraient renforcer la Terreur en mars 1794 et les Indulgents (menés par Danton) qui voudraient la stopper en avril 1794.
Le comité de salut public, associé à la personne de Robespierre, créé, au printemps 1794, un « bureau de police » qui lui est propre pour contrôler les dérives du comité de sûreté générale qui n’est autre qu’une police politique, fonctionnant en liaison étroite avec le Tribunal révolutionnaire