Anecdotes sur Le Che.

Publié le par Tristan

Anecdotes sur Le Che.

Ernesto Rafael Guevara de la Serna, plus connu sous le nom de Che Guevara ou Le Che est né le 14 juin 1928 à Rosario (Argentine) .
Il est aujourd'hui une véritable icône des jeunes, icône de la révolte mais peu savent réellement grand chose de lui. Je parlerai beaucoup d'anecdotes pour parler plus du caractère de l'homme, que de ses actions, qui sont beaucoup plus connus que les anecdotes. De nombreuses seront bien sûr passées sous silence, je ne peux bien évidemment toutes les mettre.

On peut considérer que sa prise de conscience débutera le 29 décembre 1951, lorsqu'il monte sur le siège arrière de la Norton500 , la motocyclette de son grand ami Alberto Granado.
Ernesto Guevara va bientôt avoir 24ans. On dit qu'ils ont cherché à faire le tour de l'amérique du sud, mais c'est faux : ils souhaitaient tout d'abord rejoindre l'amérique du nord.
Mais leur prise de conscience sur la pauvreté et les inégalités croissante ont fait du Che un révolutionnaire (Son expérience et ses observations pendant ces voyages l'amènent à la conclusion que les inégalités socio-économiques peuvent seulement être changées par la révolution).

Au tout début de l'aventure, alors qu'il n'était encore que ce jeune homme durement asmathique et totalement insouciant, il tomba sous le charne d'une jeune fille. Il a sur lui un bracelet de ses parents (qui étaient relativement aisés) et la jeune fille lui demande « ce bracelet... S'il m'accompagnait pendant tout le voyage comme un guide et un souvenir ? ».
Le che écrit dans son journal de bord suite à cet évenement « La pauvre ! je sais qu'elle
N'a pas pesé l'or, quoi qu'on en dise ; ses doigts essayaient de palper l'amour qui m'avait poussé à la prendre dans mes bras. Du moins je le crois sincérement »
Alberto prétend (non sans malice) qu'on n'a pas besoin de doigts très sensible pour palper la densité « 29carats » de son amour.
Quoi qu'il en soit, Ernesto donnera ce bracelet.


Lorsqu'ils atteignirent Necochea, le doute s'installa dans l'esprit des deux hommes. Un ancien camarade d'Alberto exerçait la médecine. Ils reçurent un chaleureux accueil et un déjeuner de roi. Mais qui fut gâché lorsque le camarade d 'Alberto fit remarque que c'était dangereux de partir en bohème sans argent , fit également remarqué qu'il ne leur manquait qu'une année d'étude pour être médecin et ils partent, sans savoir quand ils allaient revenir. Il termina par cette phrase «d'ailleurs, Pourquoi partez-vous ? ??!!??!». Les deux compères furent incapable de répondre.
Bien heureusement, ils repartirent tout de même. A mar del Plata, ils se rendirent compte de leur situation financière extremement médiocre. Ils ne connaissaient personne dans la ville, aussi durent-ils demander à des gens de la ville qu'ils ne connaissaient pas de les héberger et de les nourrir. Cela se déroulera ainsi dans tout le reste du voyage.
Le lendemain ils partirent de la ville. Ils atteignirent Médanos dans l'après midi, où la moto avec son chargement si mal réparti échappait au contrôle du conducteur et tombait systematiquement à terre. Alberto livrait avec le sable un duel opiniâtre dont il prétendait sortir vainqueur. A six reprises ils se sont retrouvés couchés sur le sable. Ils s'en sont bien tirés bien évidemment, et c'est là le principal argument avancé par Alberto pour revendiquer sa victoire sur le sable de Médanos (village qui fait partie de l'agglomération de Bahia Blanca).

A peine sortis de Médanos, le Ché a pris la conduite, en accélérant pour rattraper le temps perdu... Une couche de sable fin couvrait une partie du virage et... Vous devinez la suite. Ce fut le choc le plus violent de toute leur équipée. Alberto s'en sorti indemne mais un pied du Che est resté coincé sous le cylindre. La brûlure qui s'en est suivie lui a laissé un mauvais souvenir pendant longtemps, avec sa blessure qui ne cicatrisait pas.
Il a commencé à pleuvoir et se sont mis à la recherche d'une estancia (grande ferme ou établissement d'élevage) pour s'abriter. Ils ont parcouru 300m sur un chemin boueux qui les a envoyé deux fois de plus au tapis.
Mais le lendemain matin, en se levant, une sensation bizarre a parcouru le corps du Ché et tout de suite après il a eu des frissons . Dix minutes plus tard, il tremblais comme une feuille. Sa tête était comme un tambour où résonnaient d'étranges marches. De droles de couleurs sans forme particulieres se promenaient sur les murs et il vomissait à foison. Le lendemain Alberto le conduisit à l'hopital le plus proche (à ChoeleChoel).
Chaque matin, lorsque les deux camarades parlaient de partir, le directeur de l'hopital répondit en hochant la tête « contre la grippe : le lit » (dans le doute c'est ce diagnostic qui l'a emporté). Ils sont donc restés plusieurs jours dans cet endroit, où l'on les traitait comme des rois.
Un beau matin, le directeur n'a pas hoché la tête avec autant de fermeté quel es jours précedants. Cela a suffit. Ils sont partis vers l'ouest. La moto marchait avec parcimonie, la carrosserie avait du mal, il fallait sans cesse la retoucher avec la pièce de rechange préférée d'Albert : le fil de fer. Je ne sais pas d'où il avait extrait cette phrase qu'il atribuait à Oscar Galvez « Partout où le fil de fer peut remplacer une vis, je préfère, c'est plus sûr » .
Ils dormirent deux jours d'affilés sur la route, faute d'avoir trouvés quelqu'un pour les heberger. Le sommeil a toujours triomphé du froid, du vent et de la faim.
Ils arrivèrent à Junin de los Andes où ils stationnèrent trois jours et deux nuits, ils se lièrent avec un homme de classe moyenne qui leur offrit tout ce qu'il put, tout d'abord de réparer leur moto, et il organisa même une grande fête pour célébrer leur départ d'Argentine (ils n'étaient pas loin de la frontière Chilienne et les deux amis prévoyaient d'être au Chili dès le lendemain soir). Après deux jours de bombance et de multiples embrassades, ils prirent la direction de Carrué, lac de la région. La route était très mauvaise et la pauvre moto s'enlisait dans le sable. Le Ché la poussait pour l' aider à sortir des dunes. Ils ont mis une heure et demie pour faire les cinq premiers kilometres, mais le chemin s'est ensuite améliroer. Ils arrivèrent finalement au Chili, tard dans la nuit en utilisant un chemin prisé des contrebandiers de la régions. Ils logèrent chez un petit paysans qui fut flatté d'accueillir des « médecins ». Le ché vit sur la table du paysans de ce petit village chilien un article dont le titre était « deux experts argentins en léprologie parcourent l'amérique du sud à motocyclette »
Et en dessous en plus petits caracteres « ils sont à Temuco et souhaitent visiter Rapater Nui ».
Ils furent, dans ce village traité encore une fois comme des rois puisqu'ils n'étaient pas des petits vagabonds plus ou moins sympathiques trainant une moto, non ils étaient LES SPECIALISTES et c'est en tant que tels qu'on les traitait.
Lors d'une soirée à Lautaro, une fête était organisé pour les deux qui eurent leur photos dans le journal.
Un homme paya de nombreux verres de vins au Che, qui le trouva excellent et en but tellement qu'il se senti capable des plus grands exploits... Il dansa avec la femme du type, ladite femme était toute chaude et tremblante, elle avait bu, il la prit par la main pour l'emmener au dehors. Elle le suivit docilement mais se rendit compte que son mari la regardait et lui dit qu'ele voulait rester à l'interieur. Le ché n'était plus en état d'entendre raison et s'est disputé avec elle au beau milieu de la salle. Alors que tout le monde commença à les regarder, elle essaya de lui envoyer un coup de pied tandis que le ché s'efforça de la trainer jsuqu'à l'une des porte. Mais elle perdit l'équilibre.
Le ché et son ami furent poursuivis par un essaim de danseurs en furie, Alberto regretta amèrement tous les verres de vin qu'il aurait fait payer au mari.

Le lendemain sur la route, ils fîrent un nouvel accident, la boite de vitesse ne repondait plus, et la plaquette du frein arriere avait sauté. Devant alberto et le ché, la tête d'une vache apparu, suivis d'un tas d'autres. Le ché s'est accroché au frein à main qui s'est également cassé. Par miracle ils n'ont rien touché d'autre que la patte de al derniere vache et lachèrent la motos qui resta incrustée entre deux pierre. Mais eux , étaient sains et sauf .
Toujours protégés par la lettre de recommandations de la « presse », ils ont été logés par des Allemands qui les ont reçus très cordialement. Le soir, le ché fut pris de colique et il ne savait pas comment l'arrêter. Il avait honte de laisser un tel souvenir dans le pot de chambre, aussi il s'est penché à la fenetre et a livré à l'espace et à l'obscurité toute sa douleur... le lendemain matin, en regardant le résutlat, il a découvert deux metres plus bas une grande tôle de zinc sur laquelle des peches séchaient au soleil. Les deux amis ont bien entendu immediatement filé.
La moto faisait une série de choses bizarres mais cela suffisait. Elle lacha cependant sur la cote de Malleco (que les Chiliens considerent comme al plus élevé d'amerique). Ils ont perdus toute une journée à attendre qu'une âme charitable, sous forme de camions, les emmene jsuqu'au sommet.
Ils dormirent chez un sous lieutenant del 'armée chilienne qui semblait très reconnaissant de l'accueil qu'on lui avait reservé en Argentine et qui ne songeait qu'à les gater. Ce furent leur derniers jours de « vagabonds motorisés ». Ils devinrent à partir de ce jour des « vagabonds » tout court.
Au bout de trois ou quatre jours de repos, ils repartirent.

Les deux compères voulurent passer au pérou mais le Consul péruvien refusait de leur donner un visa sans lettre de présentation de son colllègue argentin et ce dernier refusait de l'écrire alléguant qu'il leur serait très difficile d'arriver en moto et qu'il leur faudrait demander de l'aide en chemin, au frais de l'ambassade (le cher homme ignorait que la moto avait déjà succombé). Mais il s'est finalement radouc iet leur a accordé un visa d'entrée au Pérou moyennant 400pesos chiliens, ce qui représentait beaucoup pour eux.

Un soir, chez des amis nouveaux fait, une grande discussion se lance ; la conversation tourne autour d'un fait divers macabre dont Rosita (qui a la réputation d'une vieille folle) a été le témoin. Car il semble qu'elle ait été la seule à avoir assisté à la scène où un homme armé d'un grand couteau a écorché vivre sa pauvre voisine.
- Et elle criait votre voisine, Dona Rosita ?demanda Alberto
- Pensez donc ! Comme s'il n'y avait pas de quoi crier, il l'écorchait vivre ! Et ce n'est pas tout, après il l'a emmenée jusqu'à la mer et l'a jetée à l'eau pour qu'elle l'emporte. Ah vraiment ! ça brisait le cœur d'entendre crier cette femme. Monsieur, si vous aviez vu ça !
- Mais enfin, Dona Rosita, pourquoi n'avez vous pas prévenu la police ? Objecta Albert
- Pourquoi ? Mais lorsque qu'ils ont écorché vif la cousine de don Luco (un des amis que le che s'était fait) je suis allée porter plaint et ils m'ont dit que j'étais folle, que je devais arrêter de raconter des choses bizarres , sinon ils allaient m'enfermer voyez vous ça ! non moi je ne préviens plus ces gens.

Au bout d'un moment d'un moment la conversation tourne autour de « l'envoyé de Dieu », un individu qui utilise les pouvoirs que le Seigneur lui a donnés pour guérir la surdité, la mutité, la paralysie etc... Et puis il passe la facture. Il parait que l'affaire n'est pas plus mauvaise qu'une autre. Dans son « journal de bord » le che remarque que « la publicité par petites annonces est extraordinaire et la crédulité des gens aussi, mais par contre, tout le monde rit ouvertement des choses qu'a vues Dona Rosita. »

N'ayant pas d'argent, pour traverser la frontière, ils embarquent sur un bateau en clandestin à l'aube.
Ils s'enferment dans les toilettes et n'ont plus qu'à crier d'une voix nasillarde « y'a quelqu'un » ou « c'est occupé ! » chaque fois que quelqu'un s'approche.
Mais les latrines dégagent une odeur insupportable, de plus il fait très chaud, Alberto vomit durant une heure et demie tout ce qu'il a dans son estomac. Le soir, vers 17h00, morts de faim et sans la moindre côte en vue, ils se présentent devant le capitaine pour lui exposer leur situation de clandestins. Il est très sympathique , leur donne à manger et leur donne à chacun un travail : Albert doit éplucher les pommes de terre, et le Ché doit... nettoyer les fameuses latrines !
Mais au bout de deux jours, ils atteignent la terre ferme.


Pour manger à leur faim, ils utilisent souvent le fabuleux numéro de l'anniversaire. La technique est la suivante

1) Ils disent bien fort une phrase initiale, du type « Che, dépêche-toi et arrête tes bêtises ». Le candidat tombe dans le piège et demande immédiatement d'où ils viennent. Ils engagent la conversation
2) Ils commencent à raconter en douceur leurs difficultés, le regard perdu au loin
3) Le Che intervient et demande la date du jour, quelqu'un la donne. Alberto soupire et dit « Dis donc, quel hasard, ça fait juste un an aujourd'hui . » Le candidat demande un an de quoi, ils lui répondent , un an qu'ils ont entrepris leur voyage
4) Alberto, beaucoup plus culotté que le Che, pousse un profond soupire et dit « dommage que nous soyons dans une telle situation autrement, on pourrait fêter l'événement » (cela, il le dit au Che sur un ton apparement confidentiel). Le candidat s'offre ensuite à les inviter, mais eux, prennent un air gêné pendant un moment et lui expliquent qu'ils ne pourrons pas lui rendre l'invation... Qu'ils finissent par accepter
5) Après le premier verre, le Che refuse catégoriquement d'en prendre un autre et Alberto se moque de lui. Le mécène se fâche et insiste, le Che refuse à nouveau sans donner d'explication. Le candidat persiste et, à ce moment là, le Che lui avoue tout confus qu'en Argentine, on al 'habitude de boire en mangeant. La quantité de nourriture dépend évidemment de la tête du client, mais leur technique est bien rodée.


Pourquoi Ernesto Guevara fut surnommé le Che ? « Che » est une interjection populaire, d'usage courant en Argentine, en Urugay et au Paraguay. Provenant du guarani, elle s'est transformée en une sorte de vocatif familier qu'on emploie pour adresser la parole à quelqu'un ou pour réclamer l'attention. Ernesto l'utilisait si souvent que ses amis d'Amérique centrale ont fini par en faire un surnom puis un véritable nom.


Lorsque le Che était ministre à Cuba, il fut invité en Russie, où il dîna en compagnie de tous le gouvernement soviétique ainsi que quelques ministres étrangers. Alors qu'on ammena de la fine nourriture dans de la belle porcelaine, Ernesto Guevara dit d'un ton froid et légèrement ironique : Est-ce de cette façon que vit le prolétariat en Russie ?


Le Che était obsédé par le fait de montrer l'exemple en tout point pour lui-même et pour ses hommes. Non seulement en se surpassant physiquement comme il le faisait en luttant constamment contre son asthme dans les jungles des différentes guérillas (et en fumant le fameux havane), mais aussi en s'assignant lui-même les missions les plus dangereuses (son groupe de guérilla à Cuba était baptisé "peloton suicida" (commando suicide)), les travaux les plus durs et la discipline la plus sévère. Il rejetait les privilèges, même les plus anodins, qui auraient pu le favoriser vis-à-vis de ses hommes, et continua de même lorsqu'il devint ministre (il refusa une augmentation de salaire en conséquent, et garda sa paie de « commandante » .
"On commence comme cela, avec des petits privilèges, et ensuite on s'habitue et on justifie des privilèges de plus en plus grands, jusqu'à ce que le dirigeant se transforme en un assisté insensible aux besoins des autres »
Le fait de pouvoir incarner cet exemple lui fit développer une certaine impatience envers les moins doués ou les moins motivés, ce qui aurait pu passer pour de l'arrogance s'il n'avait pas passé autant de temps même au cœur de la sierra à apprendre à lire et écrire à des guérilleros souvent analphabètes.
Il était prêt à se sacrifier lui-même pour un monde meilleur, comme il l'exigeait de ses hommes, et Fidel Castro le réprimanda plusieurs fois pendant la guérilla cubaine à cause des risques qu'il prenait. À l'opposé, Che Guevara montrait de l'humanisme envers les soldats ennemis prisonniers ou blessés au combat, et les soignait comme ses propres hommes, depuis les débuts de la révolution Cubaine jusqu'à la veille de son exécution en Bolivie où même prisonnier et blessé, il proposa ses services de médecin à ses geôlier

La révolution devait selon lui également s'accomplir au niveau individuel par la création d'un « homme nouveau ». L'individu de la société révolutionnaire doit chercher une récompense morale (solidarité et bien commun) et non matérielle. Pour lui, seule la récompense morale permet d'accéder au bonheur, la récompense matérielle étant l'apanage du capitalisme. Rechercher la récompense matérielle comme c'était le cas en Union Soviétique verrait l'échec de la révolution communiste. Le travail volontaire pour la communauté en plus de celui réalisé pour subvenir à ses besoins était un exemple des actions que devait entreprendre cet homme nouveau. Il permettait également aux dirigeants de rester en contact avec les réalités de la population

Quelques citations pour terminer cet article :

« Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire. »

« La révolution, c'est comme une bicyclette : si elle ne roule pas, elle tombe ! »

« Soyons réalistes : exigeons l'impossible ! »
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