Le Sénat vient d'autoriser l'ouverture des magasins d'ameublement le dimanche. Malheureusement ce que revendiquent les employés du commerce, ce n'est pas de travailler le dimanche, mais de meilleu

Publié le par Tristan

Le Sénat vient d'autoriser l'ouverture des magasins d'ameublement le dimanche. Malheureusement ce que revendiquent les employés du commerce, ce n'est pas de travailler le dimanche, mais de meilleurs salaires (comme le montrent leurs grèves en période de fêtes).

Un amendement modifiant l'article L 221-9 du code du travail vient d'être voté au Sénat. Désormais les magasins d'ameublement (Ikea,Alinéa,Conforama,But...) pourront organiser le repos hebdomadaire par roulement, pour satisfaire le prétendu "souhait exprimé par les salariés volontaires de pouvoir travailler le dimanche" . En clair, il n'y a plus d'obstacle à ce que le travail du dimanche devienne la rèhle. Le premier effet de cet amendement est de rendre désormais impossible les recours juridiques, comme cela avait été le cas pour Conforama à Herblay, dans le Val d'Oise (Victoire des employés). Le patronat de la grande distribution espère bien s'engouffrer dans la brèche ouverte pour les magasins d'ameublement. Jusqu'à présent l'ouverture le dimanche était très précisément encadrée. Dans cette période de fêtes par exemple, les salariés travaillant le dimanche en plus del eur horaire hebdomadaire normal, sur la base du volontariat, sont payés double, voire triple, avec une journée de récupération. C'est ce petit eldorado qui attire certains employés, dont les salaires restent collés au plancher. Ainsi, la direction de Conforama avait réussi à mobiliser, le 23 septembre entre 200 et 300 salariés réclamant le "droit de travailler le dimanche". Du vrai cynisme patronal car, dès que le travail du dimanche devient la règle, toutes les compensations (volontariat, majorations...) disparaissent.
Petit à petit les luttes se développent. il s'agit au départ de pétitions pour plus de personnel, pour éviter de nouvelles extensions d'horaires etc... Mais les directions provoquent et ne veulent rien lâcher. Alors, cest la grève, comme celle du 1er décembre chez conforama, ou celle du 24 novembre au 10décembre au Géant de Saint Anne à Marseille. Ces deux grèves avacient pour revendication centrale l'augmentation des salaires (particulierement bas dans la grande distribution). Elles ont lieu en période de très forte activité, quand l'argent coule (encore plus) à flot dans les caisses des grands groupes. C'est un signe encourageant, dans un secteur traditionnellement peu syndiqué d'ailleurs.
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